C’est un jeune Marocain de Tanger, un garçon sans histoire, un musulman passable, juste trop avide de liberté et d’épanouissement, dans une société peu libertaire. Au lycée, il a appris quelques bribes d’espagnol, assez de français pour se gaver de Série Noire. Il attend l’âge adulte en lorgnant les seins de sa cousine Meryem. C’est avec elle qu’il va “fauter”, une fois et une seule. On les surprend : les coups pleuvent, le voici à la rue, sans foi ni loi. Commence alors une dérive qui l’amènera à servir les textes – et les morts – de manières inattendues, à confronter ses cauchemars au réel, à tutoyer l’amour et les projets d’exil. Note de l’éditeur.

Un roman d’une écriture toujours aussi plaisante. Des phrases courtes pour poser la réflexion, pour donner une intensité. Toujours donc les mots choisis, les mots justes, l’économie pour la véracité, un impact. Une tempête s’installe dans ce roman, une tempête réelle par le climat mais aussi une tempête des souvenirs, des mots, des sentiments, de l’amour. Léa cherche des vérités qui lui permettront de donner un certain poids à son existence, sa mère doit se délester d’un poids. Bruno aime Léa, comment le lui dire comment la garder… Babelio

Patrick Chamoiseau propose dans ce texte une histoire multiple, celle de la recherche de la liberté entreprise par un vieil esclave, mais aussi celle de l’affranchissement d’un imaginaire par l’action de la parole poétique. L’auteur martiniquais choisit pour cela une forme brève qui diversifie son œuvre, sans pour autant trahir son style et sa pensée.

…« il s’agit moins de saisir que d’être saisi. Par le souffle, la luxuriance, et la solennité enjouée d’une écriture qui mêle en virtuose le français, le créole et autres parlures. S’y ajoute un »entre-dire« de Glissant. » Par Jean-Pierre Tison (Lire) (Lire), publié le 01/06/1997

"Loin d’eux est un pur acte de douleur et de littérature, Laurent Mauvignier tient ces six voix comme une seule, il donne la parole à chacun, chacun en use pour lui-même, parfois contre l’autre, une parole reconnaissable et pourtant chaque fois la même : cette écriture maîtrisée par l’auteur qui donne sans les écraser à ceux qui se taisent le moyen de dire, sans dénaturer leur malaise, sans que cette justesse d’expression cache toute l’impossibilité de parler. Au contraire, c’est dans la simplicité du ton, cette fausse oralité reconstituée, la discrétion des moyens littéraires disponibles, que Laurent Mauvignier invente ce registre de l’inconsolable, de la résignation désemparée, de la colère blanche, de la désespérance pétrifiée.

Tous ces mots tus, ces lèvres blanches tendues dans le silence, les ultrasons et les infrasons du langage articulé, Laurent Mauvignier a su les dire un à un, les réanimer sans forcer leur sens, les laisser se réchauffer côte à côté, pour dire cette douleur indicible, sans garantie de consolation". Jean-Baptiste Harang, LIBERATION

« Comment dire le silence en littérature ? Comment exprimer cette impossibilité à parler qui tue plus sûrement qu’une arme ? Comment faire sentir avec des mots écrits, des phrases ordinaires, les tourments intérieurs de ceux qui, justement, ne trouvent pas les mots ? Il fallait à Laurent Mauvignier, auteur de ce bouleversant premier roman, autant de sensibilité que de maîtrise stylistique pour écrire l’indicible douleur du silence et le vide de la solitude. […] Rarement le monologue intérieur – si magistralement employé par Joyce dans Ulysse – avait à ce point trouvé sa légitimité littéraire ». Michèle Gazier, TÉLÉRAMA

Bill et Arlène Miller formaient un couple heureux. Mais ils avaient parfois l’impression d’être passés à côté de quelque chose, qu’eux seuls avaient manqué, parmi leurs relations et amis. C’était comme s’ils avaient raté le coche ; Bill demeurait rivé à ses devoirs de comptable, Arlène à ses travaux de (...)

Tu vois ? Tu as raison. A minha màe aussi .Je suis devenue la sauvagerie incarnée mais je suis aussi Florens. Pleinement. Impardonnable. Qui ne pardonne pas. Pas de pitié mon amour. Aucune. Tu m’entends ? Esclave. Libre. Je dure.

« Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J’ai tout essayé… J’ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J’ai eu des problèmes au travail, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux… Et puis, j’ai fini par comprendre. »

De loin, il a deviné le campement, à cause des fumées, des chevauchées alentour. Il est de plus en plus tranquille. Sa respiration ralentit. Il a attaché son cheval dans la forêt de pins. C’est à pied qu’il progresse, c’est cela le meilleur, il rampe comme les chasseurs de jadis. Comme son (...)

26 mai Les hommes qui ressentent douloureusement la fuite du temps ne supportent pas la sédentarité. En mouvement, ils s’apaisent. Le défilement de l’espace leur donne l’illusion du ralentissement du temps, leur vie prend l’allure d’une danse de Saint-Guy. Ils s’agitent. L’alternative c’est (...)

Morro Bay : une obsession nourrie depuis des années par la chanson de Lloyd Cole. La Californie : le pays mythique qui a marqué une génération.

« Et rester vivant » raconte ce voyage initiatique. Entre fous rires et douleur. Découvertes, rencontres et retours sur le passé. Pour la première fois, Jean-Philippe Blondel se raconte. On retrouve sa douceur ; on découvre son incroyable capacité de résistance. Et ce texte, qui fait définitivement le deuil, rend surtout un véritable hommage à la vie.

Le roman se lit d’une traite, on est comme pris dans un cyclone qui ne nous lâche pas avant les dernières lignes.

Posté dans littérature française, romans contemporains par Eliza

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