Morro Bay : une obsession nourrie depuis des années par la chanson de Lloyd Cole. La Californie : le pays mythique qui a marqué une génération.

« Et rester vivant » raconte ce voyage initiatique. Entre fous rires et douleur. Découvertes, rencontres et retours sur le passé. Pour la première fois, Jean-Philippe Blondel se raconte. On retrouve sa douceur ; on découvre son incroyable capacité de résistance. Et ce texte, qui fait définitivement le deuil, rend surtout un véritable hommage à la vie.

Le roman se lit d’une traite, on est comme pris dans un cyclone qui ne nous lâche pas avant les dernières lignes.

Posté dans littérature française, romans contemporains par Eliza

Le destin bouleversant d’une femme qui, face aux coups du sort, tente de survivre. À la fois drame psychologique, roman social, road movie, suspense obsédant et peinture sans concession d’une Amérique aux multiples facettes : tout le talent de Douglas Kennedy pour son roman le plus ambitieux à ce jour.

Un monde : lugubre, mécanique et brutal. Dans ce monde, une maison - plongée un mois par an dans l’obscurité la plus totale. Dans cette maison, un narrateur - un écrivain. Il vit là, dans ces limbes étranges et sombres, reclus avec sa mère (silencieuse, immergée dans une immense douleur dont on ne connaîtra pas la cause), une jeune esclave dévouée, et une foule de chats. Il vit aussi avec la femme qu’il aime - à ceci près que cette femme n’existe pas : elle est en réalité l’héroïne du roman qu’il est en train d’écrire tout en luttant contre l’obscurité qui, chaque jour, gagne du terrain sur cette maison hors du temps. Entre les ombres d’une violence indicible, la fièvre de l’écriture et les lumières de l’amour désincarné, la frontière entre la création et la réalité s’estompe. Survient un ami voyageur, innocent radieux mais aussi porteur de récits chargés d’effroi et d’horreur, annonciateurs de désastre : la barbarie, l’agonie du monde… Livre hors norme, objet littéraire non identifié, joyau ténébreux d’un véritable surdoué de la langue, Une maison dans l’obscurité est une fable onirique et fabuleuse, inquiétante et incantatoire - le roman inouï et hypnotique d’un « voyant » de la littérature.

Ils se sont dressés comme des hommes. On les a vus. Comme des hommes ils se sont mis debout. Comme la plupart des terres, Géorgie, celle-ci comportait une multitude d’avertissements effroyables. Les menaces étaient accrochées à des clôtures en treillis retenues par un pieu tous les quinze mètres (...)

Vengeance, folie, pauvreté – ce recueil est une invitation au voyage dans les grands espaces sauvages de l’Amérique profonde et de ses rares habitants.Annie Proulx transporte son lecteur dans un milieu de petits chasseurs et de fermiers, et porte sur ses personnages, violents et mal dégrossis, un regard à la fois acide, amusé et moqueur. Et l’atmosphère y est bien sûr incomparable. L’auteur maîtrise de manière peu commune l’art de faire sentir les climats menaçants, les orages qui couvent et les rapports entre les personnages – faits de haine, de jalousies et de rancœurs…Dans la bouche des personnages ou dans la description de ces paysages somptueux, les mots se heurtent et jouent les uns contre les autres, donnant aux nouvelles un ton à la fois dépaysant et réjouissant.

Henry David Thoreau (1817 - 1906) quitte à vingt-huit ans sa ville natale pour aller vivre seul dans une forêt, près du lac Walden. Installé dans une cabane de 1845 à 1847, il ne marche pas moins de quatre heure par jour… Pour cet auteur, farouchement épris de liberté, c’est bien dans la vie sauvage - sans contrainte - que réside la philosophie. par cet éloge de la marche, exercice salutaire et libérateur, Thoreau fait l’apologie de la valeur suprême de l’individu.

Coup de cœur pour ce puissant roman court. La fabrique du monde c’est la Chine qui produit des vêtements à bas coûts pour toute la planète. Mei a dix-sept ans et est ouvrière dans l’une de ces usines esclavagistes qui travaillent le textile. […] Ce roman est d’une beauté sidérante tant par l’écriture que par le personnage lumineux de Mei. L’auteur possède une puissance narrative étonnante. En quelques mots, elle touche au cœur. Impossible de lâcher le livre, il se lit d’un trait (il est court). Il ne s’agit pas d’un récit social, et pourtant les conditions de vie de ces ouvrières « enchainées » à leur machine bouleversent totalement. Il ne s’agit pas d’un roman érotique, et pourtant la sensualité de Mei parle à nos sens. La fabrique du monde touche à l’essentiel : la vie, la mort, l’amour. Réussite totale !!

Les romans d’Arnaud Cathrine composent, peu à peu, un puzzle subtil et passionnant, chaque nouveau texte venant apporter une pierre à l’édifice, la recherche inlassable d’une vérité intime, d’une liberté de soi que seule l’écriture permet d’approcher et d’imposer, quelles qu’en soient les conséquences. Il ose ainsi, livre après livre, une sorte d’autoportrait crypté, les masques de la fiction servant à faire tomber, un à un, ceux de la vie réelle. Télérama

Ode à Marseille, à son port, et à ses habitants venus des différents pays bordant la Méditerranée, Les Marins perdus est également le témoignage de ses marins qui se retrouvent à quai, dans un pays qu’ils ne connaissent pas et qui sont prisonniers sur leur navire par la faute d’un armateur indélicat. Izzo décrit avec sensibilité les moments de doute, de tourments, de retours sur leur passé, de trois hommes obligés à vivre en communauté, mais dans une communauté qui n’est plus celle de la navigation. L’amitié qu’ils se vouaient se transforme peu à peu à cause de l’éloignement du pays natal et de leurs racines, familiales principalement. De petits instants de bonheur enchâssés dans de grands moments de solitude, de tristesse, d’espérance gâchée. Les lectures de l’oncle Paul

Depuis la mort de Nathan, ce frère qu’elle a tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa propre vie. « Vu de loin on ne voit rien », disait souvent Nathan. Depuis la mort de ce frère tant aimé, Sarah se sent de plus en plus étrangère à sa vie, jusque-là « si parfaite ». Ainsi, Sarah décide de laisser, en banlieue parisienne, sa vie trop formatée, son mari « si parfait » et ses deux enfants. Le cœur en cavale, elle s’enfuit au Japon et se réfugie dans un petit village au pied des falaises.

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