Pour l’ensemble des raisons, privées et publiques, que je viens de citer, et pour d’autres que je développerai ultérieurement, j’ai décidé de m’engager dans la tâche mégalomaniaque et sans doute impossible de réfuter point par point votre philosophie. Et à qui d’autre que vous pourrais-je adresser ma (...)

Prix Goncourt des Lycéens 2005

Trois femmes vivaient dans un village. La première était méchante, le deuxième était menteuse, la troisième était égoïste. Leur village portait un joli nom de jardin. Giverny. La première habitait dans un grand moulin au bord d’un ruisseau, sur le chemin du Roy ; la deuxième occupait un appartement (...)

C’était une matinée où le soleil brillait dans un ciel parsemé de nuages légers comme de l’écume. Liesel se tenait dans la bibliothèque du maire, les doigts vibrants de désir. Elle était suffisamment en confiance, cette fois, pour promener ses doigts le long des rayonnages – une brève répétition de sa (...)

Ce matin, j’ai fait mon travail. Lui, immobile, restait dans un éveil profond ou un profond sommeil. Je me suis occupée du petit, je lui ai donné à manger et, comme il s’est assoupi de nouveau, je l’ai étendu sur le lit. Le baquet était encore au pied du fourneau et je me suis rappelée le bain que j’ai (...)

A force de fuir d’un endroit à l’autre, de lisière en lisière, ne finit-on pas par vivre aux lisières de sa propre existence ? C’est la question qui tourmente le narrateur du roman d’Olivier Adam. Paul a 40 ans. Et le sentiment d’avoir enfin trouvé sa place dans le monde, ici, au bord de l’Atlantique, dans une Bretagne qu’il a gagnée comme on gagne le gros lot. Sauf que voilà : Paul vient d’être expulsé de ce nouveau monde par la femme qu’il aime. Sarah l’a quitté. Définitivement. Et même pas pour un autre homme. Sarah en a marre de Paul. Elle restera dans la maison du Finistère avec ses deux enfants, Clément et Manon. En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/culture/livre/francois-busnel-a-lu-les-lisieres-par-olivier-adam_1151393.html#JoEir3a2brtrLukX.99

La romancière, qui signe ici son premier texte, se dévoile, mais avec grâce, pudeur. Elle opère surtout une mise à nu de ses souvenirs éparpillés dans le temps et l’espace. Dans un va-et-vient entre le Vietnam et le Québec, entre les gens de là-bas et les gens d’ici, elle fouille sa mémoire, touche les empreintes d’une histoire commune comme on effleure tendrement des cicatrices sur une peau, couche des images, des sensations, se contente d’une courte page, puis d’une autre, pour dire l’essentiel - éclats de vie ou de diamant. […] Trente ans après avoir quitté le Vietnam, Kim Thuy a franchi l’impensable. Elle s’est habillée de mots. A fait sienne la langue française. S’est mise au centre d’un récit et nous raconte mille vies.

Martine Laval - Telerama n° 3130

« LesGensDe », collection inédite dans le paysage éditorial français, associe la photographie et le genre littéraire de la nouvelle. Mêlant subtilement la réalité et la fiction, les ouvrages de la collection « LesGensDe » sont de beaux livres d’histoires qui racontent des lieux et des gens. Chaque livre est l’œuvre commune d’un photographe et d’un écrivain. Partis ensemble à la découverte d’autres traditions, ils se sont nourris de rencontres, de différences, de vie et de légendes.

Tamberma est le premier l’ouvrage de la collection « LesGensDe ». Le photographe Yves Regaldi et l’écrivain Philippe Aubert de Molay sont partis ensemble pendant un mois à la découverte du Togo et du Pays Tamberma. Composée de 55 nouvelles et 90 photographies, Tamberma est une œuvre commune pour raconter leur voyage par deux visions, deux arts.

Parce qu’elle était sans nouvelles de Gyl, qu’elle avait naguère aimé, la narratrice est partie sur ses traces. Dans le transsibérien qui la conduit à Irkoutsk, Anne s’interroge sur cet homme qui, plutôt que de renoncer aux utopies auxquelles ils avaient cru, tente de construire sur les bords du Baïkal un nouveau monde idéal.

A la faveur des rencontres dans le train et sur les quais, des paysages qui défilent et aussi de ses lectures, elle laisse vagabonder ses pensées, qui la renvoient sans cesse à la vieille dame qu’elle a laissée à Paris. (…) Babelio

Tout à disparu, s’est effacé à son insu. Elle n’a pas vu passer le temps, en elle demeurent l’enfant qu’elle fut, intacte dans ses questions, ses joies, ses effrois et ses rêves, l’adolescente meurtrie par un deuil consumé de jalousie et d’espoir, la jeune femme en errance et celle en grand enjouement (...)

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