À 66 ans, Fredrick Welin vit reclus depuis 12 ans sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’immerge chaque matin.
Mankell nous révèle une facette peu connue de son talent avec ce récit sobre, intime, vibrant, sur les hommes et les femmes, la solitude et la peur, l’amour et la rédemption. Babelio

Bernard Valcourt, journaliste canadien revenu de tout, de la famine en Éthiopie à la guerre au Liban, se rend au Rwanda pour une bien futile et utopique mission, mettre sur pied un service de télévision libre. Il y découvre un pays ravagé par la misère, la corruption, le sida, et l’amour au travers de Gentille, une Hutue aux traits fins de Tutsie. Et, tandis que la petite colonie occidentale se détend au bord de la piscine à Kigali, un peuple sombre dans la folie exterminatrice.

Ce roman retrace de façon saisissante l’histoire récente du Rwanda et parvient à nous faire comprendre les mécanismes du génocide mieux que tous les journaux télévisés. Mais il s’agit bien d’un roman, et la littérature apporte ce qui manquera toujours au reportage : un visage humain aux bourreaux et aux victimes. Cette œuvre troublante, aux accents céliniens, pose les seules questions qui comptent : Comment mourir ? Comment vivre ?

68 Pauline Kasser — - Je repose le cahier. Assis à la table, Bruno me regarde. Vous allez me dire que je suis un salaud, d’écrire et de vous faire lire ça... Je fais non de la tête. Je m’agenouille près de lui, il s’incline et pose son front sur mon épaule, je lui dit à l’oreille : Quand vous me (...)

Moi, c’est toujours le travail fait en lutte qui me reste, qui marque les années. Dans mes souvenirs de l’Atelier d’écriture, je mélange souvent l’époque où j’étais étudiant et celle où j’ai enseigné ; il m’arrive même de confondre élèves et camarades d’études. Mais quand je veux m’y retrouver dans les années, je pense à mes partenaires d’entraînement (et pas seulement dans l’Iowa), à l’entraîneur, à la salle. Et si j’ai tendance à mélanger mes années d’études avec mes années d’enseignement, j’y vois le signe du (…)

« tu te souviens de ce qu’elle disait et qu’elle aurait pu dire, sa voix répétant les mêmes, as-tu changé de slip et coupé tes ongles et lavé tes pieds ? tes chaussettes ne sont-elles pas trouées ? as-tu pris le temps de laver ton linge et de faire ton ménage chez toi ? De nettoyer les films pornos de (...)

Il tourna la tête, jeta un dernier regard à la maison de retraite, dont il pensait, il n’y a pas si longtemps encore, qu’elle serait sa dernière demeure sur terre. Tant pis, il pourrait toujours mourir ailleurs plus tard. Le centenaire se mit en route sur ses chaussons-pisse (on les appelle comme (...)

Lettres de jeunesse regroupe plusieurs lettres écrites par Antoine de Saint-Exupéry de 1923 à 1931 et adressées à son amie Renée de Saussine.

Le titre du recueil de nouvelles de Laurent Gaudé est déjà en lui-même tout un voyage intérieur : « Dans la nuit Mozambique » entraîne immédiatement l’imagination vers le creuset de l’Humanité qu’est l’Afrique ! Les sources de nos origines, le fondement de l’être, les contes et les histoires immémoriaux assaillent la mémoire originelle. Quatre nouvelles, quatre aventures humaines extraordinaires : « Le sang négrier », « Gramercy Park Hotel », « Le colonel Barbaque » et « Dans la nuit Mozambique ». www.lecture-ecriture.com

En ce début des années 1980, Fabienne Verdier est comme aimantée par la Chine et le désir d’apprendre l’art pictural et calligraphique chinois. Et lorsque, étrangère et perdue dans la province du Sichuan, elle se retrouve dans une école artistique régie par le Parti, elle est déterminée à affronter tous les obstacles : la langue et la méfiance des Chinois, mais aussi l’insupportable promiscuité, la misère et la saleté ambiantes, la maladie et le système inquisitorial de l’administration… Dans un oubli total de l’Occident, elle devient l’élève de très grands artistes méprisés et marginalisés qui l’initient aux secrets et aux codes d’un enseignement millénaire. De cette expérience unique est né ce récit d’aventures.

(...) Pour rejoindre la ligne D, Mathilde emprunte depuis huit ans la longue galerie qui passe en dessous de la gare, où se croisent chaque jour quelques milliers de personnes : deux colonnes d’insectes, déversées par vagues sur les dalles glissantes, une voie rapide à double sens dont il faut (...)

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