Chaleur, pagaille, désordre, chaos. La première rencontre du Suédois Hans Olofson avec l’Afrique se résume à ces quatre mots. Il est l’homme blanc, présomptueux et angoissé, face à un continent qu’il ne comprend pas. Ecrit en 1990, ce roman de Henning Mankell réunit déjà tous ses thèmes obsessifs : le réalisme social, décliné dans la série policière des Wallander ; le racisme et l’incompréhension entre Noirs et Blancs développés dans ses autres livres. Christine Ferniot - Télérama

Moi je me sens tout drôle de me trouver sur le lieu même, si j’ose dire, de la procréation, en compagnie de mon vieux père et de mon demeuré de frère jumeaux qui est là, juste derrière la vitre. Papa ne croit pas aux coïncidences, du moins pas quand il sagit des évènements primordiaux de l’existence, (...)

Du rire aux larmes, c’est tout un éventail de son art de conteur que David Lodge nous offre. L’auteur, dans une introduction passionnante, situe ces nouvelles, écrites entre 1966 et 1992, en relation à la fois avec sa vie et avec ses romans. Trois histoires d’hiver et trois histoires d’été, typiquement « lodgiennes ».

Jacques Roumain joue avec les langues française et haïtienne, avec les thèmes de l’amour et de l’engagement politique, avec le rêve et la réalité en fin de compte. Gouverneurs de la rosée est un roman aussi politique qu’onirique.

Chant d’amour, chant de mort, chant de vie, leçon de vie, raison d’aimer. Si je n’étais mesuré et soucieux de ne point troubler la beauté silencieuse de cet admirable texte, je pourrais crier au chef d’œuvre comme d’autres crient au scandale. http://blogs.lexpress.fr/les-8-plumes/2013/10/08/jacques-roumain-gouverneurs-de-la-rosee-de-la-beaute-a-letat-pur/trackback/

Dans le village de Shadbagh, Abdullah , dix ans, veille sur sa petite soeur Pari, trois ans. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, un amour si fort qu’il leur permet de supporter la mort de leur mère, les absences de leur père en quête désespérée d’un travail et ces jours où la faim les (...)

Juana se traîna sur les rochers du rivage. Son visage n’était qu’une douleur sourde et son flanc la brûlait. Elle se maintint à genoux pendant un moment, sa jupe trempée collant à ses jambes. Elle n’éprouvait aucune colère contre Kino. Il avait dit : « Je suis un homme » et cela signifiait beaucoup de (...)

Un père a donné rendez-vous à ses enfants devenus grands. Trois boules neigeuses postées à chacun des membres de la fratrie. Comme lorsqu’ils étaient gosses et qu’il leur signifiait ainsi son retour « d’escapade ». Et c’est peu dire que la mère en a accumulé, des boules neigeuses. On ne sait pas quand il viendra. Viendra-t-il ? Pour lui, Carole est revenue à la terre de son enfance. Pas le bout du monde, mais le genre d’endroit où, sauf à être enfant du pays, on passe plutôt qu’on ne s’y installe.

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias. (note de l’éditeur)

Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2013

C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.

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