{"version":"1.0","type":"rich","provider_name":"Tisseurs de mots","provider_url":"https:\/\/www.tisseursdemots.org","title":"Philippe Delerm&nbsp;: Le trottoir au soleil","author_name":"Rolande Reveyrand","width":"480","height":"295","url":"https:\/\/www.tisseursdemots.org\/Philippe-Delerm-Le-trottoir-au-soleil.html","html":"\u003Ch4 class='title'\u003E\u003Ca href='https:\/\/www.tisseursdemots.org\/Philippe-Delerm-Le-trottoir-au-soleil.html'\u003EPhilippe Delerm&nbsp;: Le trottoir au soleil\u003C\/a\u003E\u003C\/h4\u003E\u003Cblockquote class='spip'\u003E\u003Cp\u003ESans surprise, Philippe Delerm conte le plaisir gourmand d&#8217;une cerise noire d\u00e9gust\u00e9e sur l&#8217;\u00eele de Burano, d\u00e9crit la vibration de la lumi\u00e8re sur l&#8217;eau d&#8217;un lavoir. Forc\u00e9ment, il se rem\u00e9more le gla\u00e7age blanc du petit pudding achet\u00e9 avec sa m\u00e8re \u00e0 la p\u00e2tisserie Le Bras, pr\u00e8s de la gare Saint-Lazare. Presque quinze ans apr\u00e8s La Premi\u00e8re Gorg\u00e9e de bi\u00e8re et autres plaisirs minuscules, on ouvre ce Trottoir au soleil pour retrouver les instantan\u00e9s d\u00e9licats et teint\u00e9s de m\u00e9lancolie, les pauses enfin autoris\u00e9es dans la rumeur du trafic. Pourtant, ce recueil d\u00e9passe la s\u00e9duction litt\u00e9raire et le confort des retrouvailles.\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003EPhilippe Delerm nous surprend quand il pointe le d\u00e9sir d&#8217;\u00eatre &#171;&nbsp;encore&nbsp;&#187; dans la vie, en sachant qu&#8217;elle s&#8217;amenuise. L&#8217;\u00e9crivain est dans cet \u00e9t\u00e9 indien o\u00f9 il n&#8217;y a plus de temps \u00e0 perdre. Rester du c\u00f4t\u00e9 du soleil devient une lutte de chaque instant. L&#8217;auteur est devenu grand-p\u00e8re, atteignant &#171;&nbsp;un \u00e2ge o\u00f9 les regards glissent sur vous sans s&#8217;arr\u00eater&nbsp;&#187;. Il n&#8217;en est pas particuli\u00e8rement fier, mais le mot &#171;&nbsp;r\u00e9signation&nbsp;&#187; ne fait pas partie de son vocabulaire. Il nous explique, plus s\u00fbrement qu&#8217;autrefois, cette h\u00e2te \u00e0 guetter la lumi\u00e8re et s&#8217;en repa\u00eetre, tel un l\u00e9zard de la rue. Alternant le &#171;&nbsp;on&nbsp;&#187; et le &#171;&nbsp;je&nbsp;&#187;, il se r\u00e9v\u00e8le plus intime qu&#8217;intimiste, conservant une \u00e9criture sans esbroufe, spirituelle et savoureuse. Mais il cherche aussi &#171;&nbsp;le d\u00e9tail qui permet de tenir&nbsp;&#187;, reprenant \u00e0 son compte la phrase de Camus&nbsp;: &#171;&nbsp;Il n&#8217;y a rien de plus tragique que la vie d&#8217;un homme heureux.&nbsp;&#187;\u003C\/p\u003E\n\u003Cp\u003ELe 05\/02\/2011 - Mise \u00e0  jour le 18\/09\/2013 \u00e0  17h37\nChristine Ferniot - Telerama n&#176;&nbsp;3186\u003C\/p\u003E\u003C\/blockquote\u003E\n"}