Ce deuxième livre d’Emmanuel Darley est obsédant, lancinant comme une musique qui résonne dès les premières lignes. Puis, il nous emporte au-delà du malheur, de l’horreur, dans l’univers d’un homme qui voulait voir la mer. Qui voulait voir sa mère… // Télérama, 5 mars 1997 //

La géographie est au sens premier du terme une écriture de la terre, on ne saurait mieux dire, ça m’écrase d’évidence ; l’immuable géographie de mes livres dessine un pays archaïque, un pays haut, pelu, bourru, violemment doux, ardemment rogue, perdu et retrouvé toujours, quitté et lancinant.

Texte poétique et singulier au sein de l’œuvre que construit Marie-Hélène Lafon depuis une quinzaine d’années. Elle propose ici un paysage intime, écrit à la première personne et par conséquent totalement assumé. Note de l’éditeur

Richard Bohringer signe ici son deuxième roman, comme un prolongement de son somptueux C’est beau une ville la nuit Il se confie à Paulo, le Paulo d’en haut, depuis que celui d’en-bas n’est plus.

Il lui raconte les femmes, la drogue, la boxe, les tournées de son groupe de musique et l’Afrique, belle et insoumise. Comme dans son premier roman, Richard Bohringer se joue de la syntaxe. Il interrompt brutalement ses phrases, laissant le soin au lecteur de combler les vides. Il y a ainsi des silences qui éclaboussent les pages et qui créent des pauses dans le torrent des mots. Comme Richard Bohringer le dit-lui même, il n’est pas un gars de la syntaxe [il est] de la syncope. Du bouleversement ultime. [il se] fout du verbe et de son complément. Faut pas faire le malin avec les mots. Faut les aimer. Ça file du bonheur, les mots.

Oui, assurément, les mots de Bohringer filent du bonheur, mais un bonheur déconcertant, un peu abrupte, parfois proche du précipice. Pourtant, l’ouragan du premier roman semble s’être assagi, et c’est au bord intime d’une rivière au calme apparent qu’il nous invite à écouter sa poésie. Le flot des mots est plus fluide, plus maîtrisé ; la beauté et la violence des images toujours aussi surprenantes. Voir l’Afrique à travers les yeux de Bohringer c’est découvrir une amazone tentatrice et fascinante.

Entre poésie et autobiographie, le récit d’un homme qui se consume.

On marchait ensemble dans les couloirs de la maison de retraite. Mon regard regard s’arrêtait toujours sur les croûtes accrochées aux murs. Leur vie était déjà suffisamment assez dure, je me demandais pourquoi ils infligeaient aux résidents une double peine visuelle. La plupart étaient des paysages (...)

Récit aux allures de monologue intérieure, Cacophonie plonge le lecteur au cœur de la détresse et des pensées d’une femme en butte à la solitude mais aussi aux prisons qu’elle se construit. Y reviennent, lancinantes, la douleur de l’abandon maternel et la difficulté de la quête de soi. Un texte âpre mais lucide et nécessaire sur le monde contemporain, l’Afrique et la construction de soi. Un texte dont les pages vibrent de la violence du cri longtemps contenu mais qui, cependant, n’abandonne pas l’espoir qu’a chacun de trouver, un jour, sa place dans le monde, le « canari où se reposer » Nathalie Carré (4e de couverture)

« Une vie, et j’étais bien placé pour le savoir, vaut entre trente et quarante mille euros. Une vie ; le col enfin à dix centimètres, le souffle court, la naissance, le sang, les larmes, la joie, la douleur, le premier bain, les premières dents, les premiers pas ; les mots nouveaux, la chute de vélo, l’appareil dentaire, la peur du tétanos, les blagues, les cousins, les vacances, les potes, les filles, les trahisons, le bien qu’on fait, l’envie de changer le monde.

Entre trente et quarante mille euros si vous vous faites écraser. Vingt, vingt-cinq mille si vous êtes un enfant. Un peu plus de cent mille si vous êtes dans un avion qui vous écrabouille avec deux cent vingt-sept autres vies. Combien valurent les nôtres ? »

Le Quatrième mur embarque le lecteur au cœur du conflit du Liban en 1982/83. En 1974 , à Paris, Georges, un étudiant en histoire militant activiste pro-palestinien casseur de facho et féru de théâtre, fait la connaissance d’un grec juif, Sam, ils se prennent d’amitié malgré leurs différences. Sam a un rêve : monter la pièce Antigone de Anouilh sur la ligne verte qui sépare Beyrouth, avec des acteurs de toutes les nationalités et religions du conflit israélo palestinien. Malade, il demande à Georges de le faire. La troupe se compose d’une palestinienne sunnite, d’un druze, un maronite, un chiite, une catholique. Le jeune homme arrive avec sa belle idée de paix, face à des hommes et des femmes qui se haïssent mais acceptent, sans cesser de l’interroger sur ses motivations et sa connaissance de la guerre. Salon Littéraire

Itinéraire long et fruité, fait de larmes et de rires, de surprises, de pulpes et de baisers, itinéraire rouge d’enthousiasme, fait de générosités, de victoires et de défaites, itinéraires entre la mort et la vie, les secrets chuchotés, les vérités tues, puis dites puis proclamées, long voluptueux superbe (...)

La forme la plus primitive de toute littérature, c’est le cri inarticulé du premier homme devant un univers mystérieux, incompréhensible. Après, les choses se sont civilisées, mondialisées, compliquées, obscurcies. (4e de couverture)

Pauline est une jeune Hollandaise. Et, comme toutes les filles d’aujourd’hui, elle se pose beaucoup de questions sérieuses ou farfelues. Une fille et un garçon de cultures différentes peuvent-ils s’aimer ? Est-ce possible de comprendre les adultes et d’être compris par eux ? Faut-il toujours faire confiance à ses amis ? Doit-on se méfier des inconnus ? Est-il normal de se confier à une vraie vache qui fait Meuh ? D’écrire de la poésie ? De prier sans être croyante ? D’avoir un père qui se rase le crâne et se balade en robe ? D’éprouver du chagrin quand son grand-père adoré tombe malade ? D’avoir envie de rire dans un cimetière ?

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