Khaled Hosseini : Ainsi résonne l’écho infini des montagnes

Dans le village de Shadbagh, Abdullah , dix ans, veille sur sa petite soeur Pari, trois ans. Entre les deux enfants, le lien est indéfectible, un amour si fort qu’il leur permet de supporter la mort de leur mère, les absences de leur père en quête désespérée d’un travail et ces jours où la faim les (...)

John Steinbeck : La perle

Juana se traîna sur les rochers du rivage. Son visage n’était qu’une douleur sourde et son flanc la brûlait. Elle se maintint à genoux pendant un moment, sa jupe trempée collant à ses jambes. Elle n’éprouvait aucune colère contre Kino. Il avait dit : « Je suis un homme » et cela signifiait beaucoup de (...)

Claudie Gallay : Une part de ciel

Un père a donné rendez-vous à ses enfants devenus grands. Trois boules neigeuses postées à chacun des membres de la fratrie. Comme lorsqu’ils étaient gosses et qu’il leur signifiait ainsi son retour « d’escapade ». Et c’est peu dire que la mère en a accumulé, des boules neigeuses. On ne sait pas quand il viendra. Viendra-t-il ? Pour lui, Carole est revenue à la terre de son enfance. Pas le bout du monde, mais le genre d’endroit où, sauf à être enfant du pays, on passe plutôt qu’on ne s’y installe.

Joël Dicker : La vérité sur l’affaire Harry Québert

À New York, au printemps 2008, alors que l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison. Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ? Sous ses airs de thriller à l’américaine, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert est une réflexion sur l’Amérique, sur les travers de la société moderne, sur la littérature, sur la justice et sur les médias. (note de l’éditeur)

Christophe Ono-Dit-Biot : Plonger

Ils l’ont retrouvée comme ça. Nue et morte. Sur la plage d’un pays arabe. Avec le sel qui faisait des cristaux sur sa peau. Une provocation. Une invocation. À écrire ce livre, pour toi, mon fils. » Elle était artiste, elle s’appelait Paz. Elle était solaire, inquiète, incroyablement douée. Elle étouffait en Europe. Pour son fils, à qui il doit la vérité sur sa mère, il remonte le fil de leur amour - leur rencontre, les débuts puis l’ascension de Paz dans le monde de l’art, la naissance de l’enfant – et essaie d’élucider les raisons qui ont précipité sa fin.

Grand Prix du Roman de l’Académie Française 2013

Nicolas Fargues : J’étais derrière toi

C’est dans la trentaine que la vie m’a sauté à la figure. J’ai alors cessé de me prendre pour le roi du monde et je suis devenu un adulte comme les autres, qui fait ce qu’il peut avec ce qu’il est. J’ai attendu la trentaine pour ne plus avoir à me demander à quoi cela pouvait bien ressembler, la souffrance et le souci, la trentaine pour me mettre, comme tout le monde, à la recherche du bonheur. Qu’est-ce qui s’est passé ? Je n’ai pas connu de guerre, ni la perte d’un proche, ni de maladie grave, rien. Rien qu’une banale histoire de séparation et de rencontre.

Clara Dupont-Monod : La passion selon Juette

L’avis de Valériane Eulry, libraire :

La passion selon Juette vous entraîne dans un Moyen-âge totalement défait de ses clichés et autres images d’Epinal. Clara Dupont-Monod ne cherche pas à nous peindre un décor pittoresque, mais à se rapprocher au plus près des corps et des pensées. Huit siècles nous séparent et pourtant ces êtres humains sont émotionnellement incroyablement proches de nous, intemporels. Car Juette est une héroïne résolument moderne, féministe bien avant que cette notion voie le jour. Voici une œuvre à même de nourrir une véritable réflexion.

Olivier Adam : Falaises

La mère, le père, toujours. Et ce mal de l’enfance, ces trouées, ce néant qui habite, pose les questions de toute une vie. Peu de lumières dans ce livre. On marche dans une forêt obscure et on cherche une clairière pour se reposer, étancher cette soif d’amour et de tendresse, se payer au moins un petit carré de clarté.

Léonora Maino : Soulfood équatoriale

Comme une odeur de fumet qui nous titille les narines peut faire saliver au souvenir d’un plat exquis, chaque chapitre de Soulfood Equatoriale évoque un met particulier, un ingrédient caractéristique, des gestes et des ustensiles aussi, des souvenirs de son Cameroun que Léonora Miano ne peut quitter d’une papille… Avocat, gombo, gari, jazz (un pain chargé (sandwich) enrichi d’haricots rouges en sauce…), mwanja, ndole… autant de mot-clés dont la clé gustative nous est livrée par l’auteur, agrémentée de ses souvenirs ou de légendes élégantes. Comme une pause dans la biographie violente de Léonora Miano, Soulfood équatoriale est un véritable enchantement. Par le style d’abord, la plume acerbe, inventive, cinglante, drôle parfois, que Léonora Miano n’abandonne pas. Et puis par la forme des ces digressions culinaires, prétextes à rêveries, souvenirs heureux ou moins, initiation à la richesse peu connue d’une cuisine équatoriale. Dans ses pages, on entend tout, on entend les voix de ceux qui réclament des pains de 10, on entend le doux crissement du gari, le son de celui qui mange goulument sa sauce gombo, le mixer qu’utilise en cachette la belle qui prépare le ndole à son prince. J’ai entendu tout ça et plus encore. Les chapitres de Soulfood équatoriale éveillent les cinq sens, et autour de mets évoquent la faim, la joie, le labeur, la culture et l’identité. J’ai adoré ce petit livre, généreux et sincère. Lien : http://chezlorraine.blogspot.com/2009/06/soulfood-equatoriale.html

Maïssa BEY : Au commencement était la mer

Maïssa BEY nous donne à voir ce crime « modeste » somme toute banal, mais qui par une écriture sobre, économe jusqu’à l’épure, confère à cette « saison » dans la vie d’une jeune algérienne, une saisissante force symbolique . Connivence totale avec son personnage. Séquences centrées sur Nadia , sur ce qu’elle entend, voit perçoit de sa place à elle. Roman scandé en pages courtes ou longues dans lesquelles l’essentiel est cerné, restitué en mots. Livre semblable à ces dessins où une ligne dépouillée suggère plus que mille traits extrait de la postface de Claire Etcherelli14

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