Vous attrapez le Journal d’un confinement en cours de route… et vous avez envie de vous frotter aux propositions que vous avez manquées… C’est par ici !

Proposition du dimanche 22 mars :

La proposition du jour a été largement inspirée par une piste de Pauline O.G. qui vit dans les Bouches du Rhône. Elle vient prolonger la proposition d’hier.

Nous allons revenir au livre et nous lirons de la page 167 à la page 170 et nous continuons notre rencontre avec une présence dans ce livre (ce n’est pas nécessairement la même que la veille). Nous tentons de nous tenir au plus près d’elle et nous allons chercher une chanson, une mélodie, un morceau de musique qui s’accorde avec cette présence. Vous avez trouvé ? Alors continuons…

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Guillevic - poème dans ’Carnac’

Dans le poème ci-joint, Eugène Guillevic écrit une accumulation sous la forme « nom + complément du nom ». Vous reprendrez cette structure pour écrire un texte en trois paragraphes de trois lignes chacun. Votre accumulation entremêlera des images, des évocations, des sensations (…) contenues dans votre livre, dans votre musique et dans votre journée de confinement. Si cela vient, vous pouvez finir votre texte par une ou deux lignes supplémentaires dans lesquelles se trouvera un verbe conjugué, mais ce n’est pas obligatoire.

Comme hier, vous allez envoyer votre texte et la musique – sa référence ou le lien youtube par exemple – à la personne à qui vous avez écrit – en espérant que votre message d’hier ne l’a pas fâchée et qu’elle ne vous a pas demandé de ne plus jamais, au grand jamais, lui écrire.

Beau jour.

Proposition du samedi 21 mars :

Depuis quelques jours, nous picorons à l’intérieur de notre livre – nous ne savons pas pour vous – mais nous, on aimerait bien en savoir un peu plus sur ce qui se trame à l’intérieur. Pour l’instant, nous avons un peu de mal à coudre ensemble les bribes lues. C’est pourquoi, nous vous invitons à lire aujourd’hui votre livre de la page 32 à la page 41.

On vous l’a déjà dit hier, au fil de nos piquetages, nous devinons l’univers contenu à l’intérieur du livre. Il y a toujours ces présences – nous ne parlons pas de personnages parce que tout le monde n’a pas choisi un roman. La proposition d’aujourd’hui, c’est d’écrire à l’une de ces présences, s’adresser directement à lui. Pour démarrer, nous vous proposons de commencer votre lettre par « Tu me dis… (puis de recopier une phrase ou un bout de phrase de l’extrait que vous venez de lire) ».

Nous restons dans ce format d’une dizaine de lignes pour cette "lettre à une présence" du livre.

Quand vous aurez terminé d’écrire à l’une des présences de votre livre – on n’anticipe pas, hein ! – vous relirez votre texte. Puis, vous chercherez parmi les personnes de votre entourage, celle à qui ce message pourrait aussi être adressé. Et vous lui enverrez le même texte. Plusieurs d’entre vous pensent aux personnes isolées, m’incitent à créer un lien avec ces personnes, c’est peut-être l’occasion de faire signe à l’une d’elles.

Ce serait génial que vous envoyiez votre texte sans aucune modification par rapport au texte initial. Qu’elle le reçoive tel quel. Rien ne vous empêche d’envoyer un second message à cette personne pour lui apporter des explications sur la fabrique de cette lettre.

Beau jour.

Proposition du vendredi 20 mars :

Aujourd’hui, c’est Claude C. qui vit dans les Deux Sèvres qui a imaginé la proposition du jour :

Dans un premier temps, reprenez votre livre de chevet de confinement, il finit sans doute par vous obséder ce livre mystérieux que vous découvrez par bribes et vous brûle un peu les doigts en excitant votre curiosité. Nous vous proposons de prendre la première phrase, l’incipit comme on la nomme et la dernière du livre (voire les deux premières ou les deux dernières si vous le souhaitez).

Vous écrirez à partir des traces que vous avez glanées au fil des jours sur les présences, les lieux, l’époque, l’ambiance… mais aussi sur la langue, le style de l’auteur. Imprégné de ces éléments, vous écrirez un texte d’une dizaine de lignes en démarrant par cet incipit pour aboutir à la dernière phrase et au dernier mot.

Puis vous reviendrez à ce qui nous préoccupe, notre confinement.

Avez-vous constaté une évolution de votre état d’esprit depuis lundi, à quoi passez-vous votre temps et comment vivez-vous ces journées recluses ? Avez-vous mis en place des rituels, des organisations particulières que vous avez inventées au fil du temps ?

Vous pourriez écrire avec cette idée d’aller de l’incipit (qui dirait l’entrée en confinement) vers une phrase finale (qui dirait le moment présent) et de montrer un changement, un léger basculement dans votre rapport aux choses, au monde, aux autres. Méfiez-vous de votre pensée, des idées, souvent elles sont insuffisantes pour dire l’essentiel et finissent par apparaître creuses. Nous vous invitons plutôt à vous écrire à partir d’éléments matériels, du concret.

Là encore en une dizaine de lignes, un fragment.

Beau jour.

Proposition du jeudi 19 mars :

Aujourd’hui jeudi 19 mars, c’est le Covid-19 qui nous rassemble. Eh bien, parlons-en de 19 !

Dans un premier temps, nous vous invitons à lister en vrac tout ce que vous évoque ce 19. Ne vous préoccupez pas d’une quelconque cohérence dans cet inventaire – au contraire. Vous trierez dans un second temps.

Puis, vous ouvrez les pages 19, 119, 219 (voire 319, 419… si elles existent) de votre livre et vous recopiez une phrase de votre choix (ou un bout de phrase si votre auteur écrit des longues phrases) pour chacune de ces pages.

Vous relisez tout et vous écrivez, en un seul fragment, une sorte d’ode ou de plainte, de tentative d’approche ou de rejet du « 19 ». Vous insérez obligatoirement les phrases collectées dans votre livre (en revanche, vous prenez uniquement ce qui vous intéresse dans l’inventaire des évocations du 19).

Beau jour et à demain !

Proposition du mercredi 18 mars :

((La proposition)), tout d’abord, vous rappeler de continuer à prendre une photo par jour. En ce troisième jour, nous nous permettons de vous rappeler qu’une proposition d’écriture reste une proposition… qu’à partir d’elle, vous écrivez bien ce que vous voulez !! La proposition ouvre, surprend, stimule, contraint… et avec cette matière, chacun-e attrape ce dont elle ou il a besoin.

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Caviardage

Aujourd’hui, je vous invite au caviardage avec les poèmes express de Lucien Suel. Celui-ci a un petit parfum d’actualité… et vous pouvez le télécharger (en bas de page : document à télécharger). En tapant dans votre moteur de recherche : « poème express Lucien Suel », dans la rubrique image vous trouverez d’autres exemples de sa pratique de caviardage.

Nous vous proposons donc de vous laisser aller au plaisir du caviardage. D’une part, vous pourriez caviarder l’attestation de déplacement dérogatoire. Vous pouvez la télécharger au même endroit que le poème express ou sur le site du ministère de l’intérieur – ici. Si vraiment, vous ne pouviez pas vous résoudre à caviarder ce document, alors choisissez un article du journal du jour (soit en format papier, soit sur internet).

Ensuite, ouvrez votre livre au hasard – pas de page imposée aujourd’hui simplement il vous faudra scanner/photographier ou photocopier // ou bien si vous ne disposez pas des outils nécessaires à la maison, vous faites comme si, vous ferez la photocopie quand nous nous dé-confinerons. Et là encore, vous vous laissez aller au caviardage. Il y a peut-être moyen de faire se frotter les deux textes auquel votre caviardage aboutira… vous déciderez.

Voilà, deux caviardages au menu du jour. Beau jour.

Proposition du mardi 17 mars :

Aujourd’hui, vous élargirez votre lecture puisque vous lirez de la page 81 à la page 84 du livre que vous avez choisi hier. Pendant toute la période du confinement, nous tournerons autour de ce livre. Dans votre livre, il y a peut-être plusieurs personnages, ou un seul, ou simplement une figure ou une présence… Eh bien, vous choisirez une de ces présences. Sous forme d’un fragment, vous dépliez un paysage que votre personnage a traversé dans les pages précédentes, avant la page 81. Evidemment, vous vous doutez bien qu’il ne s’agit pas de lire le début du livre, simplement de vous imprégner de cette présence entre les pages 81 et 84, pour sentir ce paysage traversé par votre personnage. Quand je dis paysage, je pourrais aussi dire espace, lieu, petit recoin ; vous choisirez. Il me semble qu’il serait intéressant qu’en ce lieu se trouve quelque chose (un objet mais pas forcément) qui raconte quelque chose de cette présence. Essayez de vous tenir à l’idée de fragment, c’est-à-dire de texte ramassé, tendu vers l’essentiel de ce lieu.

Ensuite, vous écrirez un second fragment. Ce fragment dépliera un lieu « réel » qui dit quelque chose de ces journées de confinement. Là encore, ouvrez grand la notion de lieu, ce peut-être un vaste espace comme un coin d’angle. Cette idée d’un frottement entre les deux paysages me paraît intéressante, c’est pourquoi, vous essaierez aussi de placer quelque chose, un objet par exemple, dans ce lieu.

Une contrainte simplement, une interdiction plus précisément, ne parlez pas des rayons de supermarchés ! On nous en abreuve sur les réseaux sociaux… On peut tellement mieux faire.

Belle journée, continuez bien à ne pas lire votre livre c’est essentiel ! Retrouvons nous demain.

Proposition du lundi 16 mars :

Vous avez donc choisi un livre de 250 pages minimum que vous n’avez pas encore lu (ou dont vous ne vous souvenez pas), parfait ! Vous allez ouvrir ce livre à la page 39 et lire cette page – peut-être que dans votre livre, la page 39 est une page blanche, dans ce cas, pas de souci, prenez une autre page au hasard. Prenons quelques minutes pour lire cette page 39.

La proposition du jour est une dédicace à la semaine de la poésie, organisée à Clermont Ferrand, elle devait se tenir toute la semaine, elle s’est donc annulée précipitemment. Une piste poétique donc.

Nous allons nous inspirer de la contrainte du poème fondu de l’Oulipo, nous vous invitons à écrire un texte de trois lignes en utilisant exclusivement (ou essentiellement) des mots de la page 39. Autant que ce sera possible, vous essayez que le sens de votre texte ait un lien fort avec le contenu de la page 39 de votre livre.

Dans la journée, vous écrivez un deuxième texte de trois lignes qui évoque un moment de cette journée du 16 mars.

Donc, deux textes de trois lignes pour dire cette journée du 16 mars. Et surtout, surtout, ne lisez rien de plus de votre livre ! Rien de rien… à demain !

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