"Elle a le sentiment que l’éternité surgit. Le monde se fige à jamais. C’est cette image qu’elle emporte pour toujours. Le ciel blanc comme la nacre d’une huître. Le vent est doux, telle une respiration, l’haleine de l’air tiède.

Elle abaisse ses paupières : Elle habitera désormais dans le souvenir de cet instant.

  • Au fond, je ne vais pas disparaître. Ils ne me tueront pas ; ils me feront vivre perpétuellement.
    La fumée l’enlace, puis la pénètre, puis gonfle sa poitrine, puis se dépose dans ses poumons. Elle refuse de la chasser, elle tente de ne pas tousser.
    Soudain elle sent un choc sur ses jambes. Une morsure. Les premières flammes enfoncent leurs dents dans sa chair…"

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Le dernier Schmitt se joue de trois histoires de femmes. À des époques différentes Anne, Hanna et Anny vont réunir leur destin sous les branches d’un tilleul de Bruges. Un désir exacerbé d’aller au delà de la réalité de leur vie féminine, malgré la différence des époques, rassembleront le destin de ces femmes. Un joli Schmitt.