On voudrait. C’est la fin du jour à la cime des arbres, les cages sont vides, un coq chante.

Que la lumière défasse. L’au-delà sous la langue, comment dire. Ne pose rien, avance.

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Subsiste une grâce qui hante notre propre apparition : penser que tout équilibre dépend aussi de ce qui reste invisible.

Sur la table de chevet : du porc, des pamplemousses, des oranges, tant que l’on veut. Travailler et oublier. Continuer de travailler.

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Ce qui arrive et ce qui n’arrive pas. S’il fallait s’en soucier,

c’est que nous ne serions pas vraiment ivres d’être.

Éric FERRARI : Les Inventions, Cheyne 2006, pages 11, 37, 47.

Voir en ligne : L’avis de Remue.net sur Les Inventions

Vos témoignages

  • michelle foliot 30 janvier 2013 17:15

    Qu’est-ce qui prouve notre existence, notre passage ? les choses simples, celles que l’on voit sans difficultés ou celles qui restent à découvrir, les invisibles ? Pourquoi ce labeur sans relâche du matin au soir, vers la chose accomplie. Que nous resterait-il à vivre s’il n’y avait pas cette part de mystère, si l’espoir n’activait pas la détermination, si le travail n’engendrait pas la révélation.