Nous avons emprunté le chemin des vies les pavés gémissaient sous nos pieds lourds et nus on aurait dit la plainte des os de tous ceux qui avaient lavé le chemin de leur sueur.

Nous avons parlé à l’arbre des saisons les feuilles bruissaient aux doux accents de nos voix on aurait dit les percussions savantes des marteaux qui écaillaient les pierres des cathédrales du ciel.

Nous avons osé embrasser la fille des oraisons ses cheveux s’entortillaient autour de nos doigts agréables on aurait dit des vagues d’éternité lorsqu’elles viennent s’ébrécher sur la grève que la brise caresse à l’envers.

Nous avons contemplé l’abîme des jours une grande rivière y faisait serpenter ses eaux couleur de vos yeux on aurait dit la sève d’un temps désuni par de la pourpre sèche et le vin-liqueur des ivresses futures.

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