……Un silence bienfaisant qu’elle entendait jusqu’au plus profond d’elle-même. C’était le silence familier qui lui montrait le chemin vers elle-même mieux que bien des pensées, qui soudain l’environnait comme un mur mais qui en même temps l’ouvrait à l’infinité du monde. Le silence qui était dans le ciel bleu et froid, dans le lumineux désert hivernal et dans les hautes montagnes. Le silence qui était une demeure pour son âme et qu’elle sentait être son véritable foyer. Ce silence qui l’avait suivie tout au long de sa vie et qui serait auprès d’elle quand elle mourrait.

Ed. 10/18, page 94

Vos témoignages

  • 13 février 2012 21:09

    merci Rolande de mettre à l’honneur les auteurs scandinaves !

    annecécile