Katherine Pancol sait comme personne raconter l’intimité, les soucis et les joies de cette génération de femmes qui a entre quarante et cinquante ans aujourd’hui. Sa narratrice a un problème, puisque, dès qu’on l’aime, elle part en courant. Effrayée, tétanisée. Un père absent, une mère avare de son affection, constituent quelques bribes d’explication à son comportement. Pourtant, un jour, elle sent que, cette fois, c’est différent. Avec cet homme-là, plus mature, plus âgé, elle aimerait se laisser aller. Mais lui, de son côté, est loin d’avoir réglé tous ses problèmes sentimentaux, et la relation avec sa mère « qui était là avant » reste complexe. Un récit pertinent sur notre époque et la difficulté d’aimer. L’EXPRESS

  • C’est le Prince charmant et tu le transformes en crapaud ! Cours vite l’embrasser avant qu’il ne déguerpisse, écœuré ! Vous avez tout pour être heureux, vous aimez les mêmes choses, vous parlez la même langue, il est libre, tu es libre, il t’offre le monde entier et tu le repousses du pied ! Qu’est-ce qui te prend ? Tu veux finir comme moi ? A ranger des placards en reniflant…, soupira Charlie qui ne prenait plus jamais d’avions et attendait le prochain embarquement, le prochain emballement.
  • Fais attention, dit Anouchka, les hommes attentifs et aimants ne courent pas les rues. Tu le regretteras si tu le laisses tomber en route… Il te prend comme tu es. Il aime tout de toi. Il ne te demande pas de te déguiser pour lui plaire.

Katherine Pancol : j’étais là avant, le livre de poche, page 162.