Seize nouvelles dont les protagonistes habitent où sont reliés à un vieil immeuble dont Conchita est la concierge. Des fragments de vie déclinant diverses situations et sentiments. Des rencontres se font mais souvent on se retrouve seul. Situations banales décrites avec légèreté et acuité mais aussi d’affection pour les personnages ce qui donne une vraie émotion au livre .

Bien sur, elle en a vécu des drames : la mort du chien (Fidel) en 1980, la mort du mari en 1970, la déportation de sa mère en 1943, la mort de son père à Verdun (en 1916) mais elle n’en avait pas de souvenir car elle était encore dans le ventre de sa mère. La mort de la télé, là, en 2004 la prenait de court. Elle se sentait désarmée. Le combat, ce n’était plus de son âge . (p 44) « Je suis l’incarnation de la solitude. Je proclame que personne ne sait aussi bien que moi, S, treize ans, ce qu’est le vide, le rien , l’ennui, l’absence totale de futur. De surcroît, je suis moche, mal habillée, et mes résultats scolaires laissent à désirer. L’avantage de vous entretenir avec moi sur la Toile, c’est que vous n’avez pas à subir ma triste figure » Elle rit nerveusement en envoyant le message. Pseudo « comsi »….. (p114)