Une femme emmène ses 2 enfants pour quelques jours au bord de la mer. Elle veut que ce soit une fête pour eux, mais, comme souvent pour elle, rien ne se passe comme elle le souhaiterait malgré ses efforts…

Roman écrit à la première personne, dans une langue âpre, empreinte de poésie, de tendresse et de révolte, entrant ainsi dans l’intimité d’une femme angoissée et paumée qui souhaite donner de la joie à ses enfants malgré ses problèmes. On voit le monde à travers ses yeux, ses angoisses, sa poésie et ses jugements. On en sort perturbé : où est la normalité et quelle place laisse-t-on aux gens hors norme ?

Maman ! a crié Kevin quand il a vu que j’étais réveillée, et ça c’est merveilleux ! La façon dont un môme vous dit bonjour le matin, comme si vous étiez la surprise du jour, la bonne nouvelle qu’il attendait plus. Kevin, le matin, on dirait toujours que je lui ai manqué, je me demande où ses nuits l’emmènent pour qu’il ait l’impression de revenir de si loin…. (p 33)

Dehors il pleuvait toujours, la même pluie glacée, monotone, c’était une ville sans imagination qui pouvait que pleuvoir. . …(p 63)

C’est pas la fatigue, c’est la panique. J’en ai parlé au dispensaire. Je suis pas la seule, ça arrive. Il faut se raisonner. C’est ce qu’ils disent. D’ailleurs toutes leurs phrases commencent par ça : il faut. Moi j’entends : une faute, une faute, une faute… (p 70)

Voir en ligne : Véronique Olmi Bord de Mer / Numéro Six