L’odeur âcre, violente, s’insinuait dans chaque espace libre de mon corps, me piquait le nez et la gorge, assaillait mon cerveau englué de sommeil de ses rafales hargneuses. Je refusais de me réveiller. Je voulais dormir jusqu’au bout de la nuit et, tant qu’à faire, jusqu’au bout du week-end. Passer directement du vendredi soir au lundi matin, sans respirer, sans rêver, sans penser, d’une seule traite, d’une seule lutte.