Depuis toujours, Tisseurs de Mots fabrique avec le désir de créer de la rencontre, de la convivialité, du plaisir ; avec le désir de sortir les pratiques de lecture et d’écriture des salons sages et silencieux. Il n’empêche, ce qui tient notre projet, c’est notre exigence à imaginer, organiser et (...)

...Nous prendrons notre première phrase, nous la poserons délicatement sur la feuille, nous tendrons toutes nos forces, dans le silence d’un matin ou d’une nuit, nous tracerons une ligne sinueuse ou droite vers un unique but : notre dernière phrase. Notre texte devra être tendu de bout à bout, (...)

« Il est néfaste d’être purement un homme ou une femme ; il faut être féminin-masculin ou homme-féminin. (…) L’art de création demande pour s’accomplir qu’ait lieu dans l’esprit une certaine collaboration entre la femme et l’homme. Un certain mariage des contraires doit être consommé. L’esprit tout entier doit s’ouvrir largement et nous devons avoir l’impression qu’un écrivain communique son expérience avec une plénitude totale. » Virginia Woolf

Est ce que fuir, c’est partir ? Est-ce que fuir c’est tout abandonner ? L’écriture est-elle une fuite ? Elle demande tellement d’introspection, tellement d’efforts pour être au plus près, au plus juste de nous même. Ne serait-ce pas tout le contraire d’une fuite ? C’est une des nombreuses questions que (...)

Nous aussi Nous sommes des volcans, Mais eux ils peuvent - Impunément. Eugène Guillevic : Art poétique, Poésie Gallimard, page 304 Mue d’une grande énergie, l’équipe des Tisseurs de Mots ne manque pas d’idées pour faire de 2017, une année de mots, de voix et d’écriture. Bien-sûr, nous visiterons les (...)

La patience Tout commence et tout finit toujours par la patience dans l’écriture d’un livre. En amont, il faut laisser le livre infuser en soi, c’est la phase de maturation, les premières images qui viennent, les personnages qui s’esquissent. (...) Cette phase de préparation poussée à l’extrême, le (...)

Écrire serait une affaire de corps, de corps à donner, pas donner son corps, quoique, mais donner corps à, incarner, donner chair. Le verbe s’est fait chair. C’est une vieille histoire, on a déjà entendu ça quelque part, on s’en souvient dans un coin de soi, coin ombreux et confiné des enfances et du (...)

84. Je sais qu’être déstabilisé par un mot est moins un signe de faiblesse que celui d’une imagination fertile. 89. Je sais qu’avec un peu de recul, n’importe quel mot acquiert une étonnante beauté. N’importe - quel - mot - acquiert - une - étonnante - beauté. 146. Je sais qu’avec toutes ces naissances (...)

Le temps Le temps qui peut changer Le nuage en nuage Et le roc en rocaille Qui fait aussi languir Un oiseau dans les sables Et réduit au silence De l’eau pure tombée Dans l’oubli des crevasses, Le temps existe, À mi-chemin Eugène Guillevic : Exécutoire, le temps Rares sont celles et ceux qui ne (...)

Nous connaissions les Tisseurs entremélant les mots. Depuis peu, ils se servent de leurs oreilles et de leurs yeux pour capter sons et lumières. Collectionneurs d’impressions, ils ont arpenté la biennale d’aquarelle de Brioude et ont demandés aux visiteurs : « Ce tableau, qu’est ce que ça vous évoque (...)

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