Givrée dentelée en frise éphémère Torsadée de transparence, La source glacée s’impatiente Craque en brisure éparse Immobile agacée vaincue La neige moutonne nonchalante Courbe gracieusement le col d’une rose rouge sang. Silence hivernal Reposant. Je marche empruntant le chemin tortueux qui monte à la colline

Moi, Juliette , la parisienne, revenue dans le sauvage, le pur, le vrai, l’évanescent Je respire goulue la froideur piquante du vent Enivrante ascension de liberté Les flocons délicats ourlent mes cils de rideaux vaporeux Blanc de blanc tout est méringué de blanc impérial Irréel, fantasmagorique poudre de perlimpinpin Derrière mes pas glissés retenus La terre noire enracinée apparaît étonnée. Une langue de brume m’enveloppe Grisée opaque cristalline Assise sur un bout de rocher Je reste là apaisée Rugosité de la pierre Légèreté cotonneuse J’aspire l’instant présent Hiver de tout les possibles J’ai confiance ! Je redescends joyeuse Ressuscitée la sauvageonne Grand-pére est en bas qui fait du chocolat Rosalie chantonne en tricotant Juliette en pyjama laisse tourner le temps Tic tac tic tac tic tac ……………………………