elle est en train de devenir de dont elle parle depuis le début, ouf.

— 

elle n’a plus du tout honte d’arriver à la plage un ballon sous le bras, ni d’écouter Renaud ni d’écrire un poème pour un anniversaire, et toc.

— 

il se croit obligé de toujours sauver le monde, menace sa fatigue si elle l’empêche d’être un héros.

— 

elle en a marre des ils qui ne tiennent pas debout tout seuls.

— 

il parle à son elle, de toutes ses elles, c’est du passé, plus d’inquiétude. Elle ne dit rien.

— 

il un jour cessera de lui parler de sa foutue désespérance, partira en bateau tout seul et très très loin prendra le large quittera les quais.

— 

elle a commencé par enlever le cou- vercle et puis tout doucement elle est sortie de son bocal.

Albane Gellé : Je te nous aime, Cheyne, 2011 [2004], pages 61, 62, 63, 64, 65, 66, 67

Vos témoignages

  • 22 septembre 2012 18:20

    il

    est prêt

    elle

    a envie de bonheur

    et encore..

    • Albane Gellé : Je te nous aime 30 septembre 2012 20:55, par michelle foliot

      … être libre avancer pouvoir vouloir désirer contempler ignorer défier rêver espérer s’émerveiller être soi faire ce qui plaît après le nécessaire ce qui suit me conviendrait assez « Finalement, ce qui constitue l’ossature de l’existence, ce n’est ni la famille, ni la carrière, ni ce que d’autres diront ou penseront de vous, mais quelques instants de cette nature, soulevés par une lévitation plus sereine encore que celle de l’amour, et que la vie nous distribue avec une parcimonie à la mesure de notre faible cœur » (de « l’usage du monde » de Nicolas Bouvier)