Ce texte est la suite du printemps de LM, à re-découvrir grâce au lien… il fait quelques ridelles dans l’eau avec « Soir », un autre texte du printemps.

- the moon - La lune.. - La lune pleine… - Pourquoi photographier la lune ? - Un repère…quelque chose d’immuable…elle est là… - Oui, toujours, même si on ne la voit pas. - Même si on est ailleurs, même si on y pense pas. - On se bouge, on se meut, on implose, on explose… - Mais, elle, elle ne bouge pas.

Tu reprends ton vélo Tu rejoins les autres Tu quittes cet homme dans ta poche Le dernier cliché de lune.

La chaleur tu étouffes au centre au creux.

Tu cours derrière eux tes amis et cette fille aux yeux verts tu espères.

Tu t’abreuves de musique tu tapes des pieds tu claques des doigts la guitare vibre le son de ta voix de ta voix.

On se rencontre dans l’escalier de pierre On construit ensemble des châteaux de sable On s’apprend pour longtemps. Tu pends des chaussettes à nos murs dessines en secret sur mon carnet de chant je te rends dans le rire tout ce que tu entreprends.

On t’enivre tu sors de ton cocon.

- ça existe une vie derrière le mur ?

Le soir l’oreiller, tu mords Entends les cris de la colère les pleurs de ta mère Le silence de ton frère de tes soeurs la peur.

Peur de vivre Peur d’aimer de reproduire la même folie.

Alors tu fais mine tu cours tu cours Tes longs cheveux au vent

Il est temps de s’aventurer et de tenter de s’appartenir.