Le printemps, c’est l’Afrique Sable rouge sous tes pieds blancs d’enfant Frère et soeurs tes parents t’entourent plus loin le village, la prison, les cases, l’église. Ton père,loin, occupé, vous laisse vagabonder des fois, le soir…son ombre…

Insouciance l’enfance peut importe la chaleur les mouches sur tes yeux de manger peu la tristesse parfois dans les yeux de ta mère.

On étudie pas avec les autres blancs les cours viennent de France A la table chaque matin ta langue sort de tes lèvres, tu t’appliques.

Loin le père pas très loin la mère de près, la grande soeur sérieuse bienveillante.

Courir après les lézards sauter sur les termitières manger de la terre se faire courser par Masango et Entekele.

Une lettre de France vient d’arriver les affaires pliées rangées On laisse le père sur la terre rouge en colère il reviendra plus tard.

L’avion s’envole vers le gris vers le froid l’insouciance s’en va.